Mes lectures – Opus Pistorum

Mes lectures – Opus Pistorum

Opus Pistorium

Nouvelle édition

MILLER HENRY

Collection Lectures Amoureuses

320 pages

Format : 11 x 18 cm

Prix : 9,95 €

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Présentation :

Écrit secrètement vers 1941 pour un intermédiaire de Virginie spécialisé dans la vente (clandestine, bien sûr) de manuscrits érotiques à de riches amateurs, Opus pistorum est l’un des livres les plus carrément obscènes d’Henry Miller, qui a pu donner libre cours à sa sensualité dans le récit de cette « grande dérive érotique sous les toits de Paris », le Paris où Miller vécut de 1930 à 1939. Retrouvé après sa mort en 1980, le texte ne devait en être publié aux États-Unis qu’en 1983. On y retrouve les personnages des deux Tropiques – Cancer et Capricorne – : Alf, Tania, Sid…, pour une odyssée du sexe encore plus débridée par la clandestinité de l’écriture, une galerie de portraits sexuels d’hommes et de femmes déclinant leurs fantasmes à toutes les sauces, d’une inconvenance particulièrement jubilatoire…

 

Pour lecteur très averti !

J’avoue mon inculture de ne point connaître les écritures d’Henry MILLER, mais, comme vous le voyez, je me soigne. Que dire d’Opus Pistorium au premier abord ?

Et bien, au niveau de l’écriture, c’est fluide et sans fioritures d’écrivain. C’est direct et donne une lecture plutôt aisée de cette cavalcade sexuelle sous les toits de Paris. Aisée dans la lecture oui, mais, il est difficile de se plonger dedans quand la première aventure que nous narre Miller est l’histoire incestueuse d’un père avec sa petite fille. Il y a un côté malsain, voyeur, pédophile dans certaines histoires. J’avoue que cela peut ne rebuter beaucoup de personne à continuer de lire.

De mon côté, ayant commencé mes lectures par Sade (infanticide, cannibalisme et j’en passe), je continue la lecture. Il y a une phase très érotique, voire pornographique, forcément, dans la ligne historique. Ligne qu’il est difficile de suivre, car, Miller nous balance beaucoup de personnages sans réel « Background ». On découvre donc, de façon un peu brut, ces personnages au travers de leurs lubricités. J’avoue que j’avais du mal à savoir qui est qui et souvent je retournais en arrière pour être sûr de ne pas déjà avoir croisé tel ou tel personnage.

Mis à part cela, il y a de l’humour et une certaine forme de poésie dans l’écrit de Miller.

« Je vais t’offrir une séance de cul trop vaste pour ton corps, une bite trop grosse pour ta vie et ton expérience. Elle va te pénétrer, te remplir et t’inonder, se répandre jusque dans tes enfants, et les arrière-petits-enfants de tes enfants. Dans dix générations, tes descendants s’éveilleront en sursaut de leur sommeil, la proie d’un rêve qui vivra éternellement dans les cellules et les fibres qui croissent sur le velours de tes reins. »

Il s’agit clairement d’un livre pour lecteur très averti, car c’est direct cru et bousculant une certaine éthique. Nous ne sommes pas dans un « roman » érotique simple. Je l’ai déjà dit concernant le livre « Rose » de Jule Mathias, mais on se replonge dans les lectures sadiennes avec tout les travers que cela comporte. C’est jubilatoire oui quand on y prend un certain recul bien sûr !

Conclusion, il faut le lire pour découvrir l’univers d’Henry MILLER et j’espère pouvoir en redécouvrir d’autres. J’ai aimé cette lecture même s’il m’a fallut pas mal de page pour y être plonger. Passer ce cap, on se glisse, non sans une certaine lubricité, dans la vie des personnages.

By |2018-06-26T11:01:23+00:00juin 26th, 2018|Lectures|0 commentaire

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