Vampirella

Master Série Vol.6


  • Date de parution : 30 Octobre 2018
  • Référence : 9791094169292
  • Nombre de pages : 112
  • Poids : 536 g.
  • Dimensions : 17,5 x 26,8 cm
  • Langue : Français
  • Auteurs : James ROBINSON

Prix : 16 €

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Synopsis :

Après avoir été brutalement assassinée pour avoir aimé un humain, Vampirella rejoint un lieu inattendu, celui qui l’a vu naître : Drakulon.

Un album époustouflant porté par le scénario de James Robinson et le dessin hyperréaliste de Joe Jusko.

En bonus : La confrontation entre deux monstres sacrés : Dracula et Vampirella. Deux aventures dessinées par Ray Largo et Rick Mays avec James Robinson au scénario.

Quand on évoque le nom de Vampirella, on a tout de suite l’image en tête d’une période vintage et d’une pin-up dénudée aux aventures relativement obscures. Paradoxalement, on a aussi à l’esprit une héroïne iconique, indétrônable et évoluant dans le même univers que Dracula, les loup-garou ou bien Elvira (bon ok, là, c’est moins évident !). Certains des plus grands noms de l’illustration ont travaillé sur Vampirella, parmi lesquels, Frank Frazetta, Ken Kelly, Mike Ploog et bien d’autres. Ressortie régulièrement en série des éditeurs indépendants comme Harris ou encore Dynamite, c’est aujourd’hui sur un album réalisé par Joe Jusko que notre attention se porte.

Ce quatrième tome de Vampirella, publié chez Graph Zeppelin, est entièrement réalisé par Joe Jusko, star de l’illustration américaine spécialisée dans les œuvres peintes, avec des ambiances très héroic fantasy, décors apocalyptiques, muscles saillants et string échancrés. Son style est parfait pour notre bad-girl qui évolue ici dans l’univers désertique de Drakulon, sa planète natale, en compagnie de son grand amour, Adam Van Helsing. Chaque planche est une œuvre d’art, et bien sûr chaque position ou attitude de Vampirella est très suggestive. Lorsqu’elle sort d’une bataille en indiquant que tout va bien, elle est à quatre pattes, ayant vidé son ennemi de son sang, mais la cambrure et les fesses bombées indiquent qu’elle ne serait pas contre une petite levrette en guise de récompense. Sa tenune, aussi minimaliste soit-elle, reste emblématique, et surtout dévoile sans dévoiler. Le talent de Jusko pour rendre les corps et les visages photo-réalistes nous transporte sur certaines cases directement entre les bras de la lady vampire. Ses expressions et son visage sont saisissants et nous font parfois regretter qu’elle ne soit pas tout simplement réelle. Le personnage de Van Helsing, quant à lui, reste plus classique, sorte de mélange entre Mad Max et Ken le survivant, amoureux transit et combattant féroce, qui se retrouve pris entre son devoir et son amour pour Vampirella.

Question Scénario, James Robinson nous livre un épisode clé de la vie (ou plutôt de la mort) de notre héroïne. En effet, on y apprend qu’Adam et elle ont été tués par Nyx, la fille du Chaos, et qu’ils sont ressuscités sur Drakulon, planète où Lilith, mère de Vampirella règne en maîtresse. Neanmoins pour assurer sa survie, cette dernière a du assécher la rivière de sang qui s’y déverse, et du coup mettre en péril la survie de la région. Vampirella va donc devoir choisir entre sa mère et cet endroit, choix cornélien qui va aussi être influencé par Adam Van Helsing. Cette histoire nous en dit un peu plus sur sa mentalité et sur ses envies. C’est une aventure très personnelle, sur fond d’ambiance pulp années 70 et de dilemme familial.

Au niveau des bonus, Graph Zeppelin nous gâte en nous offrant la possibilité de lire le scénario au complet, découpé pour la mise en images. On comprend mieux le travail du scénariste et les interactions qu’il peu avoir avec son dessinateur. Il est rare que des albums BD nous dévoilent les étapes de fabrications, notamment autour du découpage scénaristique. Si l’on y ajoute les différents tests de croquis, aini que des comparatifs de planches finies avec les essais, on obtient une section vraiment riche et généreuse pour les lecteurs, fans, et même professionnels de la BD.

Enfin, à cette histoire se rajoutent deux petites séquences, l’une très oldschool, l’autre plutôt moderne, mettant à chaque fois en scène l’opposition entre Dracula et Vampirella. La première décrit leur première rencontre, dans une ambiance très pastel, avec des planches bien moins détaillées que celle de Jusko, mais d’une grande puissance graphique. La seconde, quant à elle, s’avère plus contemporaine, et surtout plus loufoque, présentant Dracula et Vampirella comme des personnages de fiction ayant conscience de ce qu’ils sont dans notre réalité. Ils rencontrent alors Bram Stocker, l’auteur de Dracula, et Archie (Goodwin), dessinateur vedette de Vampirella. Dans un style de dessin beaucoup plus proche de ce qui se fait aujourd’hui en comics, ce petit récit fait sourire et vient en complète opposition avec le reste de l’album.

En résumé, ce tome de Vampirella Master Series recèle bien des surprises, autant graphiques que scénaristiques ( et même éditoriales) mais ce que l’on retiendra le plus c’est que Vampirella est belle, toujours plus belle et sexy d’album en album, et l’on se plait encore et toujours à fantasmer de la croiser, même si cette rencontre pourrait être la dernière.

Merci à notre partenaire : Graph Zeppelin.