Station désir

Station désir

14018594 Nous étions plongés dans l’obscurité du balcon ou seule, la lumière de la scène se reflétait sur nos visages. Le sien était fixé sur les musiciens. Ses yeux brillaient comme si des larmes allaient couler le long de ses joues. Elle était absorbée par le concerto qui se jouait devant nous. Moi, je la regardais comme si toute la beauté de la scène se trouvait là, à quelques centimètres de moi. Elle ne tournait pas la tête, mais elle savait que je la regardais. De légers sourires en coin de bouche l’avaient trahi.

Cette sortie avait été l’occasion pour elle de se faire plus belle que jamais.

Je me remémore sa préparation longue et sensuelle. Le choix de la robe de soirée, classique noire et moulante mettant en valeur son corps, le choix des bijoux pour sublimer son visage joliment maquillé, ses cheveux bruns et longs, ses jambes ornées de bas noirs qui semblait s’allonger sur ses talons hauts. Pas de dessous. Elle me l’a bien fait remarquer juste avant de mettre sa robe. Le défi dans le regard et toujours ce petit sourire en coin.

Les accords de piano me sortirent de mes pensées. Bien que très peu adepte des concertos, celui-ci avait pour moi des sonorités intéressantes. Elle se pencha sur le côté et me murmura :

– Arrête de me regarder sans arrêt.

– Pourquoi ? Ça te dérange ? Lui répondis-je.

– Tu m’excites !

Je ne sus que répondre à cela. Elle passa son doigt sur ses lèvres et recroisa les jambes. Nous n’étions pas seuls à ce balcon et tant mieux ! Je pense que nous n’aurions pas pu finir le concerto pour piano n°2 de Rachmaninov avec toute l’attention nécessaire. Peut-être est-ce la musique qui provoquait ce désir ? Plus que mon regard sur elle…

Durant le concert, je trépignais d’excitation. Elle l’avait bien compris. Parfois de petits regards dans ma direction ou des gestes anodins aux yeux des autres, ponctuaient ce long moment d’attente. Car je ne pensais plus qu’à ça.

Le concert s’acheva enfin. Tout le monde se leva et je l’aidais à enfiler son manteau long bordé de fourrure au col. Elle s’approcha et me fit un tendre baiser pour me remercier de ce moment. L’une de ses mains discrètement touchait mon sexe comme une invitation à ce que la soirée se poursuive.

Nous fendons le foule qui se dirige à l’extérieur. Je croise les regards des hommes qui se posent sur ma belle. Une certaine fierté s’empare de moi sur le moment.

Alors que je m’apprête à appeler un taxi, elle m’interrompt.

– On prend le métro !

– Le Métro ? À cette heure ? Dans nos tenues ?

– Oui…

Surpris, je la suis qui se dirige vers la ligne la plus proche. Nos tenues de soirée dénotant avec l’idée classieuse du métro parisien me rebute un peu, je l’admets. On regarde le plan et faisons notre itinéraire pour rentrer. Il est tard et les couloirs du métro sont désertiques. Espérons que le dernier métro ne soit pas déjà passé. Bras dessous, bras dessus nous empruntons un long couloir désertique mal éclairé.

– C’est glauque de finir en prenant le métro. Dis-je.

Elle accélère le pas légèrement pour être devant moi. Jette un œil en arrière et tout en avançant, relève sa robe jusqu’à ce que je vois ses bas puis ses fesses. Choqué je regarde autour de moi. Personne. À quel jeu elle joue ?

– Ah non non non !…Ne joue pas à ça ! Pas ici !

Aucune réponse. Elle continue d’avancer et passe un angle. J’accélère et la rejoins. Elle est appuyée une jambe contre une porte de service. Toujours personne. Nous nous embrassons fougueusement. Ses mains tâtent mon sexe tendu au travers de mon pantalon.

– Pas ici ! C’est risqué ! Lui dis-je en murmurant.

– C’est moi qui décide ce soir, il faut que tu le comprennes !

– Mais non…on ne peut pas…

Elle me repousse bras tendu et me regarde dans les yeux. Son regard est devenu sombre. Elle remonte sa robe et me montre son sexe. Je n’avais pas oublié qu’elle ne portait rien, qu’elle se rassure. Je m’approche pour toucher ce fruit, mais elle me saisit par la nuque et me fait comprendre que je dois descendre. Me voici à genoux dans le métro la léchant. Je constate que ma belle est excitée depuis un certain temps déjà. À peine ai-je posé ma langue sur son sexe que je remarque qu’il est déjà mouillé. Mais mains agrippèrent ses fesses et je plongeais dessus sans retenue ne faisant plus attention si nous étions seuls ou non. Ses mains à elle me tenaient les cheveux comme pour me retenir au cas ou je déciderais de fuir. Elle ponctuait mes coups de langue par de petits mouvements de basin vers l’avant comme pour s’ouvrir encore plus je ne sais combien de temps cela dura. Le temps était suspendu.

D’un coup, elle me repoussa. Elle ne voulait pas que cela vienne tout de suite. Elle remit sa robe en place et reprit sa route. J’étais là, penaud, à genoux. Pas longtemps d’ailleurs. Je la suivais.

Elle était un mètre devant moi tout au plus. Elle prit un autre couloir et nous nous sommes retrouvés devant un grand escalator. La aussi, personne en vue. C’était même étrange comme si la ville s’était arrêtée d’un coup.

50687754Elle se positionna sur l’escalator qui se mit en marche. J’étais toujours derrière elle à cinq marches en dessous. En dessous oui. C’est le plaisir de cet engin. Pouvoir observer presque intimement sous les jupes des filles. Cela faisait partit du jeu semble’ t’il. Elle se tenait droite les jambes légèrement écartées m’offrant une vue imprenable sur son sexe. Elle se mit à se cambrer. L’indécence de la position me surpris connaissant, le croyais-je, ma belle brune. Le tissu de mon pantalon me faisait mal. J’étais tendu, mais elle ne fit rien pour m’inviter au plaisir. J’avais gravi quelques marches afin de m’approcher, mais c’est encore de ma langue que ma belle voulait que j’use et abuse. Je lapais de bas en haut tous ces orifices qui m’étaient offerts. Goulûment, sans retenue. J’entendais ses petits râles à chaque coup de langue. Des râles qui semblaient hargneux par moment. Je savais qu’elle était incandescente à ce moment. Plus rien ne pouvait la retenir.

2029301Mais nous arrivâmes au haut et elle abaissa sa robe d’un cou me privant de ce cul que j’adore honorer. Une fois en haut, elle cherchait la prochaine étape. Je regardais l’intérieur de ses cuisses qui luisaient de ma salive ou peut-être plus. Le spectacle était encore plus excitant. Nous ne croisâmes personne encore. Elle enquilla dans un long couloir vide, encore. Au milieu de celui-ci, elle s’appuya cotre l’un des murs me tournant le dos, remonta sa robe jusqu’à la taille. Je scrutais de gauche à droite mais n’y tenant plus, je sortais mon sexe et commença à la pénétrer sans difficultés. Elle mit ses bras en hauteur, le visage face au mur s’offrant sans retenue. La peur d’être surpris dans ce lieu et l’excitation firent que je ne pris aucunes précautions particulières. La voir s’offrir ici me faisais redoubler d’entrain. Je pilonnais cherchant à aller au plus profond de son intimité qui faisait des bruits de clapotis tellement il était humide. Cette façon de baiser, était cru et perverse. A ce moment plus rien n’existait autour. Ses cris et mes hanches qui claquaient sur ses fesses résonnaient dans la longueur des couloirs du métro. La beauté de l’amour ici, laissait place à l’amour bestiale. Je joui en elle dans un râle brisant la symphonie que faisaient nos corps. Nous ne perdîmes pas de temps à nous remettre en état convenable. Elle me prit le bras en posant sa tête sur mon épaule. Nous étions rouge et légèrement suintants et quelque peu essoufflés. Le bruit d’une rame de métro venait de se faire entendre. La sonnerie des portes suivait et nous vîmes quelques personnes arpentées le fameux couloir. Le temps s’était finalement bien arrêté pour nous laisser vivre se moment unique.

Nous remontions pour finalement prendre ce fameux taxi. Nous croisâmes un agent de sécurité du métro derrière un guichet devant un écran qui nous nous regarde en souriant.

– Encore ? Dit-il. Il faut vraiment que j’aille voir un opéra avec ma femme moi aussi vu le nombre de couples qui le font devant les caméras du métro !

Nous nous sommes regardé un peu stupéfait. Des caméras ? Puis nous sommes partis en rigolant. Apparemment cette station de métro si proche de l’opéra attirent d’autres couples semble t’il.

 

(à la voyageuse du jeudi)

 

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