Soumise d’un soir (Part.1)

Soumise d’un soir (Part.1)

C’était une de ces soirées d’entreprise ou les directeurs avaient décidé de nous emmener au restaurant puis de fil en aiguille, l’heure avançant, nous nous étions retrouvés en boite de nuit. Pas tous et toutes, seulement ceux et celles qui avaient encore un peu d’énergie après une semaine épuisante. Nous étions une quinzaine, tout au plus. Il était minuit passé et l’alcool aidant, les conversations s’étaient forcément axés sur le sexe. Les collègues masculins étalaient leurs conquêtes allant même jusqu’à donner des détails intimes de soirées qu’ils avaient passées avec une femme. Si tenté que tous soient vrais. Moi, j’observais et ne disais rien. Les conversations d’adolescents du genre me passaient au-dessus de la tête. Certaines semblaient intriguées et curieuses et relançaient la machine à paroles et à fantasmes de ces messieurs présents.

Ils décidèrent d’aller danser sur la piste, ce que je refusais. Je restais là, au fond de la table seul. Enfin, non, je vis que l’une de mes collègues était restée là. C’était Marine. Elle avait rejoint la boite il y a deux mois et je n’avais jamais eu l’occasion de discuter avec elle. C’était une très belle jeune femme de 28 ans à la peau mate, métisse avec des cheveux très fins, noirs et mi-longs. Elle attisait les convoitises de mes collègues masculins et ce soir, sa petite robe de soirée moulante noire ne les avait pas laissés de marbre. J’avoue que moi-même, j’étais assez charmé de sa présence.

Elle scruta dans ma direction. Nous n’étions plus que tous les deux attablés pendant que les autres se trémoussaient sur la piste. Je ne dis rien et je la regardais aussi.

– Pas d’anecdotes croustillantes sur l’une de tes conquêtes ? Me lança t’elle.

– Vous semblez presque déçue, vous n’êtes donc pas rassasiée ? Lui répondis-je.

Elle sembla interloquée. Je ne saurais dire si c’était à cause du vouvoiement ou du fait que je ne saute pas sur l’occasion pour la draguer ? C’était une femme sure de son physique.

– Non j’ai…j’ai ma dose d’histoires cochonnes pour la soirée. Si tenter qu’elles soient vraies…

– Là, je ne peux qu’acquiescer.

– Je vous est déjà croisée plusieurs fois dans la boîte. Mais nous n’avions jamais discuté.

– Oui. Souvent vous étiez avec ces mêmes collègues, souvent en train de rire d’ailleurs.

– Je vois…

Je reprends ma coupe et ne dis plus rien. L’un des collègues revient prendre une gorgée dans son verre et balance :

– Oh ! Attention Marine ! Tu parles au plus mystérieux de nos collègues !

Puis il repart en dandinant sur la piste. J’esquisse un sourire amusé. Elle me regarde l’air intrigué.

– Qu’a t’il voulut dire par là ?

– C’est à lui qu’il faut poser la question.

– Il est vrai que je n’ai jamais entamé de discussion avec vous dans la boîte. Vous ne dites pas grand-chose.

– C’est juste que l’occasion ne s’était pas présentée.

– Et bien en voici une ! Répond-elle sûre d’elle.

De là commence une discussion des plus banales de personnes faisant connaissance. On parle de nos postes respectifs, de travail forcément, de nos loisirs, un peu de notre passé, les villes visitées, nos voyages…Nous accrochons bien intellectuellement. Elle me plaisait bien physiquement, mais je n’envisageais rien. C’est une collègue de travail. Est-ce l’alcool ou la fatigue, mais je décelais des comportements de séduction. J’essaye de rester courtois et distant, ce qui sembla la frustrer. Je ne doute pas qu’aucun homme ne doit lui résister et ma distance sembla la mettre au défi de séduire.

Finalement, elle entreprit de partir sur un sujet direct.

– Tu ne m’a pas dit si tu avais quelqu’un dans ta vie ?

– C’est une proposition ?

– Euh…non..Non !

– Pourquoi poser la question alors ?

– simple curiosité.

– Je n’y crois pas vraiment.

– Donc…si ce n’est pas de la curiosité ?

– J’aime les femmes qui disent clairement leurs intentions. On a plus 20 ans.

Elle semblait ravie de voir que la discussion tournait dans cette direction. Ses yeux semblaient empreints de malice tout à coup. Je repris :

– Je ne suis peut-être pas le genre d’homme qui va te proposer une simple soirée de baise. Je ne suis pas fréquentable à ce niveau. De plus, tu semblais ne pas trop apprécier les discussions pleines de promesses de nos amis.

– Ils parlent de baise comme on parle de voitures.

– Et nous ? Nous parlons de quoi au juste ? Lui rétorquais-je.

– Je vous retourne la question. s’empressa t’elle de répondre.

– Si vous répondez à une question par une autre question, la discussion va vite devenir ennuyeuse, et je n’aime pas m’ennuyer. Mais…

– Mais ?

Je me penche à son oreille et lui murmure :

– J’aime qu’une femme me soit soumise, j’aime sentir en elle la frontière entre la crainte, la douleur et le plaisir.

Je n’en dis pas plus et m’adosse de nouveau à la banquette en la regardant dans les yeux.

Elle se recule les yeux écarquillés. Me jauge en plissant les yeux puis se lève. Ses joues se sont empourprées.

– La soirée n’a que trop duré. Je vais y aller !. S’empressa t’elle de dire.

Je souris. Je sais que je ne parle pas de cela à n’importe qui. Je reste silencieux ce qui la perturbe. Je brise ce léger silence.

– Je vous sens mal à l’aise Marine. Dis-je pour la provoquer un peu.

– Du tout ! Il me faut un temps pour..comprendre ?

– Réfléchissez-y ! Lui rétorquais-je en lui tendant une carte.

– Une carte de visite toute noire avec un simple mail ?

– C’est la seule façon de me contacter pour ce sujet.

– Donc… vous vous faites appeler le Comte de Noirceuil ?

J’acquiesce d’un petit mouvement de tête.

– Juste un mail donc ? comtedenoirceuil@hotmail.com ?

Elle répéta le mail à voix haute puis me rendis ma carte en poursuivant :

– J’ai une bonne mémoire, je m’en souviendrai.

– Je n’en doute pas. Tout comme je ne doute pas que s’il vous prend l’envie de me contacter, vous trouverez sur internet les propositions d’usages…

Elle avait un regard perdu, interrogatif, mais curieux…

Elle partit m’offrant la vue de son joli dos et de ses courbes tentatrices…

(à suivre)

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

By | 2017-06-18T16:09:12+00:00 mai 23rd, 2017|Les Récits du Comte, Récits|0 commentaire

About the Author:

Laisser un commentaire

Vous devez avoir 18 ans pour consulter ce site.

Merci de vérifier votre âge

- -